J’ai mis du temps avant de décider quoi faire, au vu des multiples possibilités qui s’offraient à moi : rester cloîtré chez moi, à attendre mes voisins de palier zombifiés faire une réunion tupperware dans mon appart’ où je ferai office de produit de présentation, me casser de cet immeuble craignos pour aller dans la rue où j’aurai à peu près autant de chance de survie qu’un Congolais dans un meeting du klu klux klan ; voire me rouler en boule et pleurer en écoutant de la musique pour adolescents dépressifs et suicidaires.
Alors que je m’avançais vers ma chaîne hi-fi, un cd de Tokio Hotel en main, mon portable se mit à tintinnabuler joyeusement: y’a pas à dire, entendre la digue du cul dans ce genre de moments, ça réconforte son homme.
Grosse surprise, c’était ma copine. En voyant ça, je me suis rappelé que je voulais la larguer, du coup, je me suis dit que c’était un bon moment pour le faire, entre deux attaques de zombies, elle verrait rien venir cette conne. J’ai décroché, et j’ai entendu un truc du genre « CHÉRIVIENSJAIPEURVITEVIENSCHÉRIJAIPEURVIENS » . Tout ça sans respirer, elle a bien fait honneur à sa grande capacité pulmonaire, un 95c qui m’a incité la choisir pour dulcinée.
Mais je m’égare.
J’ai donc décidé d’aller chez elle, heureusement qu’elle habitait à côté, à 10 minutes à pied. 10 minutes. Dans une putain de ville pleine de monstres sanguinaires affamés à moitié vivants ou à moitié morts, voire les deux à la fois. Fallait donc que je m’équipe avec ce que j’avais sous la main. Un tour dans la cuisine me paraissait approprié. Après un inventaire succinct de toutes les armes contondantes capables de défoncer du zombie à la chaîne , je me suis dit qu’un épluche-légumes et un décapsuleur, c’était pas forcément ce qu’on pouvait trouver de mieux.
Puis, telle une pâquerette poussant au milieu d’un étron, un souvenir est remonté à la surface de mon brillantissime esprit : Il y avait un magasin de sport sur la route, dans lequel je pourrai sûrement faire quelques emplettes, histoire que mon espérance de vie dépasse celle d’un tétraplégique largué sur l’autoroute un jour de départ en vacances.
Il était donc temps que je me mette en route, avec ma bite, mais sans couteau; en espérant ne pas finir dans trois estomacs différents au bout de 15 mètres parcourus.
alors déjà on sait que c’est toi, et la dulcinée possédant un 95C est une preuve évidente de ton obsession pour les gros seins… j’espere qu’elle va survivre cette conne car on peut être une fille à gros seins et savoir se débrouiller pour ne pas finir en pièce, bouffé par des zombies…
si si ! on peut meme avoir de plus gros seins et se de debrouiller a merveille !
suffit de se cacher dérriere en les faisant passer pour des rampes de skate.
bien joué le crucifié !