Chercheur

4h ce matin là, j’ai passé la nuit à vérifier mon protocole expérimental, il tient la route. Je pourrais aller me coucher pour faire l’expérience demain mais non, je suis décidément bien trop excité à l’idée des enjeux de cette expérience.
Je ne peux pas m’arrêter si près du but, j’entamerais l’expérience vers 4h15.

5h12, le tissu organique réagit bien, il semble croitre en symbiose avec le virus, le virus se repend à vitesse grand V au sein des cellules du tissu, en moins d’une heure la masse et la résistance du tissu ont considérablement augmenté.
J’ai arrêté d’alimenter le tissu en nutriments et le virus semble toujours progresser.

6h, le tissu réagit très bien, tellement qu’il a brisé ma lame, je nettoie ça un poil déçu de la faible résistance de ces lames.
De ma dernière observation, la structure du tissu n’avait pas changé comme je l’aurais voulu mais c’est assez encourageant pour continuer sur cette voie.
Fait plus intéressant, le virus a évolué au contact du tissu, de toute ma carrière de chercheur jamais je n’avais vu une mutation si rapide.

Je rentre chez moi épuisé mais content de l’expérience, les possibilités sont infinies et les premiers résultats prometteurs.
Après ces quinze années à me crever le cul pour la recherche, je sens mon heure de gloire arriver, un prix Nobel et une petite retraite ne seraient pas de trop.
La fatigue m’empêche presque de conduire et j’ai des démangeaisons le long du bras droit, vivement mon lit douillet.

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